Cette page oriente les démarches et ne remplace pas une décision de l'organisme compétent.
Comment fonctionne l'ARCE
L'ARCE verse 60 % du montant des droits à l'ARE qu'il vous reste, sous forme de capital. Le versement se fait en deux temps : une première moitié au moment de la création effective de l'entreprise, une seconde moitié six mois après, à condition que l'activité soit toujours en cours. Un abattement forfaitaire est appliqué au titre des cotisations sociales. Pendant que vous percevez l'ARCE, vous n'êtes plus indemnisé mensuellement.
ARCE ou maintien de l'ARE : le bon choix
| ARCE (capital) | Maintien ARE (mensuel) | |
|---|---|---|
| Forme | 60 % des droits en capital, 2 versements | Allocation mensuelle, cumulée en partie avec les revenus |
| Idéal pour | Projets nécessitant un investissement de départ | Activités à démarrage lent, revenus faibles au début |
| Avantage | Trésorerie immédiate | Sécurité dans la durée, droits préservés plus longtemps |
Règle simple : si votre projet demande d'investir tout de suite (matériel, stock, local), l'ARCE fournit le capital. Si votre activité va monter en charge lentement avec peu de frais, le maintien de l'ARE sécurise mieux vos premiers mois, car il complète vos revenus tant qu'ils sont faibles.
Un calcul comparatif chiffré
Imaginons un demandeur d'emploi avec 18 000 € de droits ARE restants qui crée son activité. En optant pour l'ARCE, il perçoit 60 % de ce montant, soit 10 800 € bruts, versés en deux fois (une moitié au démarrage, l'autre six mois plus tard), après un léger abattement social. En choisissant le maintien de l'ARE, il conserve la totalité de ses 18 000 € de droits, qu'il touche mois après mois, avec un cumul partiel selon les revenus qu'il dégage : tant que son activité rapporte peu, l'allocation complète ses revenus, et les droits non consommés restent disponibles plus longtemps. Sur la durée totale, le maintien de l'ARE lui rapporte donc potentiellement 7 200 € de plus, mais l'ARCE lui donne une trésorerie immédiate qu'aucune banque ne lui aurait avancée.
Les conditions et le rôle de l'ACRE
Pour prétendre à l'ARCE, il faut avoir des droits à l'ARE ouverts, créer ou reprendre une entreprise réellement (immatriculation à l'appui) et surtout avoir obtenu l'ACRE, l'exonération partielle de charges sociales de début d'activité. L'ACRE se demande auprès de l'Urssaf, généralement au moment de la création pour les micro-entrepreneurs, et conditionne l'accès à l'ARCE. Attention au calendrier : une fois l'ARCE choisie et le premier versement encaissé, le retour en arrière vers le maintien de l'ARE est très encadré. D'où l'importance de trancher avant, en simulant les deux scénarios avec un conseiller, sur la base d'un prévisionnel de chiffre d'affaires réaliste.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que l'ARCE ?
L'ARCE permet de percevoir 60 % de ses droits chômage restants sous forme de capital pour créer ou reprendre une entreprise, versé en deux fois : la moitié au démarrage, l'autre moitié six mois après si l'activité continue.
ARCE ou maintien de l'ARE, que choisir ?
L'ARCE convient aux projets nécessitant un investissement de départ. Le maintien de l'ARE, qui préserve 100 % des droits et se cumule avec les premiers revenus, est souvent plus avantageux pour les activités à démarrage lent.
Comment obtenir l'ARCE ?
Il faut créer ou reprendre une entreprise, avoir obtenu l'ACRE (exonération de charges) et remplir les conditions d'ouverture de droits à l'ARE. La demande se fait auprès de France Travail après la création.
Sources officielles
France Travail Service-Public.fr